Transferts d’énergie
Les échanges d’énergie entre un système thermodynamique et l’extérieur sont de deux types.
Le travail échangé
La notion de travail en mécanique est développée dans la fiche de cours sur le travail et l’énergie
Transfert thermique
Une transformation est dite adiabatique si le système n’échange pas d’énergie thermique avec l’extérieur, c’est-à-dire si
. Un tel système est dit isolé thermiquement (ou calorifugé). On dit alors que les parois du système sont athermanes. En revanche, si les transferts thermiques ont totalement lieu, les parois sont dites diathermanes ou diathermes.
Conventions et choix du système
En thermodynamique, il faut toujours définir convenablement le système sur lequel on travaille, afin que ses limites soient parfaitement connues. On oriente algèbriquement le travail échangé et le transfert thermique vers le système. La grandeur sera positive si le système la reçoit effectivement, négative s’il la perd.
Travail des forces de pression
Pression extérieure
Au cours d’une transformation quelconque, la pression
dans un fluide n’est pas nécessairement uniforme car le fluide peut être hors équilibre. En revanche, la pression extérieure
s’exprime en général assez facilement puisqu’elle traduit l’action de l’extérieur sur le système : action d’un opérateur, de l’atmosphère etc.
Exemples
Considérons un cylindre, fermé par un piston de section
et de masse
, qui contient du gaz. L’ensemble est placé dans l’air à la pression atmosphérique
. On choisit comme système le gaz et le piston.
Si le piston est horizontal, de section
, la seule force extérieure qui s’exerce sur le piston est celle due à la pression atmosphérique
. Donc
et
Considérons maintenant le même piston mais sur lequel un opérateur extérieur exerce une force supplémentaire
(par exemple en appuyant dessus). Dans ce cas la force extérieure est
, et donc
On suppose maintenant le cylindre vertical, de masse
. On pose une masse
dessus. La force extérieure exercée sur le piston est
: le poids du piston n’intervient pas puisqu’il est dans le système. La pression extérieure totale est donc 
En revanche, pour le système gaz seul, le piston fait partie de l’extérieur et donc 
Travail élémentaire des forces de pression
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C’est une quantité algébrique :
Si
le fluide se détend car
donc
augmente ; il fournit du travail au milieu extérieur.
Si
le fluide est comprimé car
donc
diminue ; le système reçoit du travail de la part du milieu extérieur.
Travail au cours d’une évolution non élémentaire
Supposons que le volume de l’enceinte passe de
à
au cours d’une transformation caractérisée par une pression extérieure
. Le travail correspondant pour le fluide est donc

Cas des transformations quasistatiques
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Il faut connaître la loi d’évolution de
au cours de la transformation : le travail des forces de pression dépend du chemin suivi.
Représentation graphique


Par conséquent, si la transformation est une détente
, donc
et
. Il en réslte donc que le travail est une grandeur dépendant du chemin suivi (une autre courbe allant de 1 à 2 définirait une autre aire). Le travail au cours d’un cycle correspond à l’opposé de l’aire algébrique intérieure au cycle, nous retiendrons donc :
cycle moteur :
,
, sens de parcours des aiguilles d’une montre
cycle récepteur
,
, sens de parcours trigonométrique

Quelques travaux classiques
Transformation isochore (volume constant). Dans ce cas, on a de manière évidente
Transformation monobare (pression extérieure constante). Dans ce cas
Transformation isobare (pression du gaz constante). Il suffit donc de reprendre le cas monobare avec
, donc
Evolution isotherme d’un gaz parfait (température du gaz constante).

Le premier principe
La notion d’énergie interne a été introduite dans le chapitre de théorie cinétique des gaz.
Pour tout système thermodynamique à l’équilibre il existe une fonction d’état extensive
appelée énergie interne.
Pour un système fermé évoluant entre deux états 1 et 2, recevant algébriquement de l’extérieur un transfert thermique
et un travail
, la conservation de l’énergie se traduit par
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Remarques :
L’énergie interne est une fonction d’état, donc elle ne dépend que de l’état initial et de l’état final. Comme
dépend du chemin suivi, il vient que
dépend aussi du chemin suivi entre deux états donnés.
Pour une évolution infinitésimale :
Sur un cycle
puisque l’énergie interne est une fonction d’état. Par contre
et
ne sont en général pas nuls.
Il n’y a pas forcément de lien entre l’existence d’un transfert thermique et une variation de température.
Une nouvelle fonction d’état : l’enthalpie
Définition
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Pour un système fermé, qui évolue de façon monobare à la pression extérieur
, le transfert thermique reçu entre deux états d’équilibre à
est donné par
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Capacité thermique à pression constante

Application aux gaz parfaits
Généralités
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Formule de Mayer
(les capacités sont molaires, autrement on écrit
). On rappelle que la capacité thermique à volume constant est donnée par
.
Coefficient

Gaz parfait monoatomique :
et
(d’après la relation de Mayer) donc
pour toute température.
Gaz parfait diatomique :
,
donc
pour les températures usuelles (on se reportera au chapitre sur la théorie cinétique des gaz).
Transformations adiabatiques réversibles - formules de Laplace
On considère un gaz parfait qui suit une transformation adiabatique et mécaniquement réversible (donc quasistatique). On suppose qu’il n’y a pas d’autre travail que celui des forces de pression, et
est supposé constant.
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Application aux détentes
La détente de Joule-Gay Lussac
Un récipient contenant un gaz sous faible pression, à une température
, est susceptible d’être mis en communication par l’intermédiaire d’un robinet
avec un réservoir initialement vide. Les parois de l’enceinte sont calorifugées et indéformables. Dès que le robinet est ouvert, tout le gaz se répand dans l’enceinte. On se reportera à la figure suivante.

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Lors d’une détente de Joule-Gay Lussac pour un gaz parfait
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Un gaz qui vérifie
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La détente de Joule Thomson
Nous nous intéressons ici à la détente d’un gaz à travers une paroi poreuse (tampon de laine de verre par exemple, provoquant un ralentissement, et par frottements une diminution de pression) : le processus est irréversible. Le fluide s’écoule dans un cylindre calorifugé horizontal, suffisamment lentement pour que les pressions soient considérées uniformes (valeurs
et
de part et d’autre de la paroi poreuse) lorsqu’un régime permanent s’est établi.

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Lors d’une détente de Joule Thomson pour un gaz parfait
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Un gaz qui vérifie
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