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Enoncé
Les différents résultats établis dans cet exercice peuvent se vérifier sur la simulation précédente.
On lance, depuis un point
(choisi comme origine) situé sur le sol, avec une vitesse initiale
faisant l’angle
avec l’horizontale, un point
de masse
dans le champ de pesanteur terrestre
. On choisit l’axe
dans le sens du mouvement, et l’axe
vertical ascendant. Le référentiel terrestre est supposé galiléen.
- On néglige les frottements avec l’air.
Déterminer l’équation de la trajectoire.
Calculer la portée du tir. Pour quelle valeur de
cette portée est-elle maximale, si la norme
de
est fixée ?
On considère une cible, sur le sol, située à une distance
de
. Quelle est la vitesse initiale
minimale qui permet de l’atteindre ? Montrer que pour une vitesse initiale
qui vérifie la relation précédente, il y a deux angles de tir possibles (tir tendu ou en cloche).
Montrer que, pour
fixée, la trajectoire reste toujours en dessous d’une courbe, appelée parabole de sûreté, dont on déterminera l’équation. - On prend en compte maintenant une force de frottement fluide due à l’air, supposée de la forme
, avec
le coefficient de frottement, constante positive.
Quelle est la dimension de
?
Calculer les composantes horizontale et verticale de la vitesse en fonction du temps.
En déduire les composantes de la position du mobile en fonction du temps.
Déterminer la vitesse limite atteinte ; en déduire une nouvelle expression de la portée maximale du tir.
Corrigé
Les différents résultats établis peuvent se vérifier sur la simulation présente au début de l’article.
- Cas sans frottement
L’application du principe fondamental de la dynamique à M, dans le référentiel terrestre, s’écrit
. Cette relation s’intègre pour donner la vitesse
. Une nouvelle intégration permet d’obtenir le vecteur position
, puisque le mobile est lancé depuis l’origine du repère. Le mouvement est donc dans le plan formé par
et la vitesse intiale. La projection de la relation précédente sur
donne
, et sur
, on obtient
. L’expression de
permet d’éliminer
pour obtenir finalement
La trajectoire est parabolique.
La portée
du tir correspond à
, pour
. Il suffit donc de résoudre
, avec
. On obtient facilement, en utilisant que
Pour
fixée, la portée est maximale pour
, c’est-à-dire pour
.
S’il est possible d’atteindre le point en question, alors
vérifie
, donc
. Cette équation possède une solution pour
, donc pour
. Dans ce cas, les angles qui permettent d’atteindre la cible sont


A
fixée, les points que l’on peut atteindre vérifient l’équation de la parabole
. En remarquant que
, elle s’écrit
. Pour pouvoir atteindre un point de coordonnées
, il faut que l’équation précédente admette une solution réelle. Or, c’est une équation du second degré en
, par conséquent, pour que des solutions réelles existent, son discriminant
doit être positif ou nul. Après calculs, on obtient
L’égalité précédente doit être satisfaite pour que le point
puisse être atteint : toutes les trajectoires sont donc situées sous la parabole d’équation
, appelée parabole de sûreté.
est homogène à une force, divisée par une masse et une vitesse, ce qui donne l’inverse d’un temps.
Le principe fondamental de la dynamique appliqué au projectile s’écrit
. En simplifiant par
, on obtient en projection sur l’axe
, et sur l’axe
. La projection sur
donne de manière évidente que le mouvement est plan dans
. Les solutions de la première équation sont de la forme (équation différentielle du premier ordre en
)
, or
, donc
La seconde s’intègre de la même manière (en ajoutant une solution particulière constante égale à

Pour obtenir la position, il suffit d’intégrer par rapport au temps les deux équations précédentes (avec
) :


Lorsque
tend vers l’infini (c’est-à-dire qu’il est grand devant
), on obtient que
tend vers zéro, et
vers
. Le projectile atteint donc la vitesse limite
: le mouvement limite correspond à une chute verticale de vitesse constante, donc la portée maximale est la limite de
lorsque
tend vers l’infini :
. Remarquons qu’en général, cette asymptote n’est pas atteinte car le sol interrompt la trajectoire pour
.



